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Epagneul Japonais ou
Chin
Un Chin de
charme
L'épagneul Japonais est un chien ravissant à
regarder, c'était l'avis de grands peintres Manet, Renoir, Maud Earl puisqu'ils
l'ont peint. Il a été apprécié par la Royauté anglaise ; la merveilleuse Reine
Alexandra en posséda 26 de la plus ancienne lignée. La première fois qu'il a été
question de cet élevage, ce fut dans un manuscrit chinois daté de 57 avant J.C.
Pendant plusieurs siècles il n'a été élevé que
dans la plus haute société et n'a été connu que par les plus grands de ce
monde.
C'est un chien de petite taille, gai, affectueux,
il réunit en lui, dignité, diablerie et désinvolture. Ainsi lorsque l'on possède
deux Epagneuls Japonais, on peut constater que ces Japonais sont turbulents,
courant à travers la maison, mais sans jamais rien casser, contournant les
tables où sont posés des objets précieux et fragiles, sans rien abîmer. Puis,
morts de fatigue, ils vont s'arrêtrer brusquement, avec dans le regard la plus
complète innocence et dignité. Jamais hargneux, il aime beaucoup les enfants et
la vie de famille. Il aboie très peu. Nourrir un Epagneul Japonais n'est jamais
un problème, il n'y a rien à faire de spécial car il aime tout.
Le toilettage n'est pas un problème non plus, le
poil fin et soyeux est aisé à brosser et à demêler et le japonais aime beaucoup
que l'on s'occupe de lui. Le brossage chaque jour suffit à enlever la poussière
et la saleté dans la fourrure, il n'est donc pas nécessaire de le laver souvent.
Mais le toilettage doit se faire très vite, car lorsqu'un un Japonais est
heureux et reconnaissant, il retient son souffle puis il exhale avec force par
intermittence, des cris aigus.
Quand il accueille un ami, il pousse de joyeux
gazouillis, tout à fait comme le canari, et ce gazouillis est accompagné d'une
danse valsante sur les pattes arrières. Lorsqu'il veut sortir, il tourne en rond
en cercles étroits. Quand il est malheureux, il pleure, vraiment il pleure,
doucement, avec dans le regard un profond et pathétique chagrin. Il a beaucoup
de courage, il est prudent et distant envers les étrangers, mais jamais
effrayé.
Historique du Japonais
(Traduit de l'anglais sur d'anciens documents)
Vers 3470 avant J.C. l'Empereur FO-HI élevait des
chiens minuscules, lointains ancêtres (sans doute) de l'Epagneul Japonais.
L'introduction de la race au Japon donne lieu à
deux versions. Selon les uns, une mission Royale Coréenne aurait en 732 avant
J.C. offert les premiers "Chins" au Mikado. Selon d'autres historiens, ils
seraient les descendants des Epagneuls Tibétains, que des moines Boudhistes
auraient introduits au Japon. Ces chiens furent bien accueillis au japon, où ils
se reproduisirent très vite.
Les éleveurs japonais travaillèrent à en faire un
chien à leur goût. On dit que pour se faire, ils utilisèrent des drogues et des
boissons alcoolisées comme le "saké". Mais ce qui semble plus vraisemblable, est
pourtant l'hypothèse selon laquelle, le "Chin" serait le résultat de sélections
très bien conduites.
Les "Chins" portent souvent au milieu de la tête
une tâche ronde, très recherchée, dénommée "tâche celeste", la légende veut
qu'il s'agisse de l'empreinte du pouce de Bouddha, quand il les bénit, ce qui
par ailleurs, confirme leur existence au Japon depuis des temps immémoriaux.
On dit aussi qu'ils auraient hérité du goût des
"marées" une danse orientale qui consiste à tourner rapidement sur soi-même. Le
"Chin" le fait naturellement ce qui le rend encore plus attrayant et
gracieux.
Quant à la date des premiers sujets importés en
Europe, les avis varient. Le professeur Dechambre dans son livre situe cette
importation en Angleterre sous le règne de Charles II, au 17ème siècle. D'autres historiens de cette race, ne la
croient importée qu'en 1880.
Cependant il existe une oeuvre d'art, qui peut
nous servir de point de repère : elle fut exposée à l'exposition d'Art Français
à Londres. C'est un sujet en porcelaine représentant un Japonais couché, sa
légende est la suivante : "Portrait en porcelaine du chien favori de la Reine
Marie-Antoinette, cette figurine faite par ordre de sa majesté, à la manufacture
de Sèvres fut trouvée dans la chambre de toilette aux Tuileries après le 10 août
1792".
Standard F.C.I. N° 206 / 20.04.1998 /
F
EPAGNEUL JAPONAIS
(Chin)
TRADUCTION : Dr.J.-M. Paschoud et Prof. R. Triquet.
ORIGINE : Japon.
DATE DE PUBLICATION DU STANDARD
D’ORIGINE EN VIGUEUR :
1987.
UTILISATION : Chien de compagnie.
CLASSIFICATION F.C.I. : Groupe 9 Chiens d'agrément et de
compagnie.
Section 8 Epagneuls japonais et
pékinois.
Sans épreuve de travail.
BREF APERCU HISTORIQUE : Sur la foi de données anciennes on tient
pour établi que les ancêtres du Chin
furent offerts en 732 par les
souverains coréens sous la dynastie
Silla, 377 à 935) à la Cour du
Japon. Il semble qu'au cours des 100
années suivantes, un grand
nombre de Chins furent importés au
Japon. Selon les témoignages
historiques, des sujets de cette race
furent ensuite réintroduits
directement en Chine (sous la dynastie
Tung, de 618-910) et en Corée
du Nord (sous la dynastie Po H'ai de
698 à 926) par des envoyés
diplomatiques. Sous le règne du Shogun
Tsunayoshi Tokugaw a (1680-
1709) la race fut élevée en tant que
petit chien de salon au château
d'Edo. En 1613, un britannique, le
capitaine Searles, introduisit un Chin
en Angleterre, et, en 1953, le
Commandant américain Perry en importa
plusieurs aux USA; deux de ces sujets
furent offerts à la reine Victoria
d'Angleterre. Depuis 1868 le Chin est
devenu le chien de salon préféré
des dames de la haute société;
actuellement, c'est un petit chien
d'agrément largement
répandu.
ASPECT GENERAL : Chien de petite taille à la face large, couvert
d'un
poil abondant, d'aspect élégant et
gracieux.
PROPORTIONS IMPORTANTES
: La hauteur au garrot est égale à
la
longueur du corps. Les chiennes ont le
corps légèrement plus long.
COMPORTEMENT / CARACTERE
: Eveillé, doux et charmant.
TETE
REGION CRANIENNE :
Crâne : Large et arrondi.
Stop : Offrant une dépression
profonde.
REGION FACIALE :
Nez : Chanfrein très court et large, le
nez au niveau des yeux; couleur
de la truffe noire ou chair foncé selon
la couleur des marques.
Mâchoires/dents : Dents blanches et
fortes; articulé bout à bout
recherché; en ciseaux ou prognathisme
inférieur acceptés.
Yeux : Grands, ronds, bien écartés et
d'un noir brillant.
Oreilles : Longues et triangulaires,
tombantes, couvertes d'un poil long;
attaches bien écartées.
COU : Plutôt court, porté haut.
CORPS :
Dos : Court et droit.
Région lombaire : Large et légèrement
arrondie.
Poitrine : Modérément descendue et de
largeur modérée ; les côtes sont
cintrées avec modération.
Ventre : Bien relevé.
QUEUE : Portée sur le dos couverte d'un beau poil long et
abondant.
MEMBRES
MEMBRES ANTERIEURS : Avant-bras droits,
ossature fine; la face
postérieure des avant-bras ( en dessous
du coude) est garnies de
franges.
MEMBRES POSTERIEURS : Angulation
modérée. La face arrière des
cuisses est garnie de
franges.
PIEDS : Petits, en pieds de lièvre; de
préférence couverts de touffes de
poils.
ALLURES : Elégantes, légères et fières.
ROBE
POIL : Soyeux, droit et long. Tout le
corps, la face exceptée, est
couvert d'un poil abondant. Les
oreilles, le cou, les cuisses et la queue
sont abondamment garnis de
franges.
COULEUR : Blanc marqué de noir ou de
rouge. De préférence, les
marques doivent être distribuées
symétriquement à partir du pourtour
des yeux sur l'ensemble des oreilles et
sur tout le corps. Une large liste
blanche allant du museau au sommet de
la tête est spécialement
recherchée.
TAILLE :
Hauteur au garrot, pour les mâles,
approximativement 25 cm. Les
chiennes sont légèrement plus
petites.
DEFAUTS : Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré
comme un défaut qui sera pénalisé en
fonction de sa gravité.
• Truffe : De toute autre couleur que
noire chez les chiens blancs
marqués de noir.
• Prognathisme supérieur; déviation de
la mandibule.
• Robe blanche unie sans marques.
Marque unique sur la face.
• Sujet craintif.
N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d’aspect normal
complètement descendus dans le
scrotum.
Ajout aux points de
non-confirmation de l'épagneul japonais
Décisison prise par le Comité de la
S.C.C. le 12 juillet 2005 après examen des propositions de la Commission
Zootechnique réunie le 21 juin 2005.
* Rubrique : Robe
Couleurs non-conformes au
standard (notamment robes tricolores et
marron).
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